
J’ai été invité à me joindre à la délégation de son Excellence la très honorable Gouverneure générale du Canada Michëlle Jean pour sa visite de l’amitié entre la Chine et le Canada. En plus des membres de la sécurité, des employés du gouvernement et des journalistes, la Gouverneure générale avait invité une douzaine de personnes – artistes, médecins, conservateurs de musées, représentants d’associations – et deux architectes, moi-même et notre collègue récipiendaire du prix de l’IRAC 2010, Bing Thom de Vancouver.
Le 1 juillet 2010 : visite de l’exposition universelle de Shanghai:
L’exposition universelle de Shanghai est aux Chinois ce que l’exposition universelle de 1967 a été pour les Canadiens et particulièrement pour les Québécois. 95% des visiteurs sont Chinois. C’est pour eux une occasion rêvée de prendre contact avec le monde à peu de frais. Leur gouvernement a mis beaucoup d’énergie pour faire un succès de cet événement. Certains pavillons ont été financés par le gouvernement chinois afin que des pays moins fortunés puissent y participer.
Malgré le peu de temps que nous avions au cours de cette visite officielle, nous avons pu visiter plusieurs pavillons des plus intéressants dont ceux de l’Espagne et de l’Angleterre.
Cette journ

ée du premier juillet a été marquée par plusieurs activités officielles au pavillon du Canada. Un barbecue pour promouvoir le bœuf de l’Ouest avec nul autre que le ministre de l’Agriculture M. Gerry Ritz avec son chapeau de cow-boy et le Ministre de l’Environnement M. Jim Prentice, et la Gouverneure Générale n’a pas gouté au phoque cette fois-ci... Un barbecue, comme s’il ne faisait pas assez chaud! Les murs de la cour intérieure du pavillon canadien sont recouverts d’un métal réfléchissant qui contribue à augmenter la chaleur déjà peu supportable. Pas très adapté au climat.
Le pavillon canadien est très populaire. Il est recouvert de 2 x 4 en bois et est bien réussi selon moi. À l’intérieur il y a des présentations interactives qui suscitent l’intérêt des Chinois. Un petit film complète le tout à la fin. Une ombre importante au tableau : le concept du pavillon a été élaboré par le Cirque du Soleil et, sans vouloir enlever quelconque crédit au cirque qui fait notre fierté, il demeure inacceptable que le nom des architectes qui ont travaillé sur le projet soit volontairement tu par Patrimoine Canada pour ne pas diminuer la visibilité du Cirque. Que ce soit pour un artiste, pour un ingénieur ou pour un architecte, c’est là un manque de respect que de ne pas souligner le travail de ceux qui ont contribué à l’élaboration du projet. Les enjeux sont certes grands pour le Cirque et SNC-Lavalin en Chine, mais ce n’est pas une raison pour ne pas rendre aux architectes la place qui leur est due.
Ce qui est le plus remarquable, c’est qu’il y a du monde ici. Des millions de gens, des tours à logements et à bureaux partout. Tous les problèmes urbains que nous avons vécus se présentent en même temps et les Chinois devront y faire face afin de ne pas hypothéquer l’avenir.
Bernard McNamara, président
En Chine, pour Architectes de l’urgence du Canada